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Fermeture des associations kurdes en Allemagne
Yazar DENIZ Tarih: Pazar, 27. Ağustos 2006
löjl
makale Le peuple kurde est un peuple toujours privé de sa liberté. Malgré sa population qui compte plus de 35 millions et son histoire ancienne, ce peuple est toujours privé de ses droits culturels, politiques et humanitaires. La répression pratiquée contre ce peuple ne connaît pas les limites étatiques. Les Kurdes vivant en Turquie, en Iran, et en Syrie subissent les mêmes répressions étatiques. Ceci, malgré des progrès démocratiques dans le monde entier et, surtout en Europe.

Depuis le 3 octobre 2005, la Turquie est devenue une vraie partie de l’Union Européenne. Cette dernière institution ne peut  échapper  aux problèmes existants en Turquie, et au sein desquels  la question kurde occupe une grande place. Le rôle que l’Union Européenne doit jouer dans cette question est donc très important. Les Kurdes attendent un effort remarquable de la part des institutions européennes. Avec cette ouverture des négociations entre la Turquie et l’Union, la solution de la question kurde devrait être une priorité pour les autorités européennes. A partir du mois de septembre de cette année, les institutions comme le Parlement Européen et la Commission Européenne devront s’occuper de cette affaire. Sinon, avec la multiplication des affrontements entre les forces armées turques et la guérilla kurde, la guerre s’aggravera de plus en plus au Kurdistan et même en Turquie. C’est un véritable risque.

Dans un tel processus malheureusement, certains pays européens pratiquent une politique plus sévère contre les Kurdes et leurs institutions. La politique du gouvernement allemand qui est pratiquée contre les associations culturelles des Kurdes en est un exemple. Au lieu de fournir  des efforts pour trouver une solution à la question kurde, le gouvernement de Madame Merckel est en train de collaborer avec le gouvernement turc. Bien sûr, les Kurdes ne sont pas contre les relations économiques entre les états, mais ces relations ne doivent pas influencer l’aggravation de la répression contre les droits des peuples.

L’actuelle politique allemande rend un service politique et diplomatique à l’état turc. Nous savons bien que, depuis les années  1980, la même politique de répression est appliquée par les autorités allemandes contre les Kurdes vivant dans ce pays. Cette politique est toujours en vigueur aujourd’hui. Les responsables politiques  kurdes, qui sont réfugiés en Allemagne, sont arrêtés et emprisonnés injustement de façon régulière. Les associations kurdes dans ce pays, dont le but est tout à fait culturel, sont perquisitionnées, leurs dirigeants et membres sont empêchés de faire leurs activités. Plusieurs  dirigeants de ces associations ont été arrêtés et condamnés. Bien sûr, nous devons dire qu’une telle attitude ne respecte pas les standards démocratiques européens.

Pour protester contre cette attitude de l’état allemand, les dirigeants de la Fédérations des Associations Kurdes dans ce pays ont déclaré que leurs 65 associations sont désormais fermées et que leurs activités sont suspendues. La raison qui a poussé cette Fédération à fermer les portes de ses associations est due à la pratique de la politique répressive du gouvernement de Mme Merckel. Nous ne savons pas  jusqu’à quand les portes de ces associations resteront  fermées. Mais, ce qui est certaine, c’est que la politique allemande est fortement condamnée par les Kurdes.

Il faut rappeler que les Kurdes vivant en Allemagne sont les plus anciens exilés du Kurdistan. Les associations culturelles kurdes dans ce pays sont les plus anciennes des institutions kurdes en Europe. Le rôle de ces associations a occupé une place importante dans le domaine des activités culturelles et intellectuelles parmi la communauté kurde dans ce continent. C’est pourquoi les dirigeants de ces associations attendent un soutien de la part des milieux démocratiques allemands et aussi européens. Une solidarité doit s’organiser autour de cet acte de protestation des Kurdes.

En ce moment où l’Union Européenne est en train de pousser la Turquie vers un processus démocratique, ce comportement du gouvernement allemand n’est pas compréhensible. Il faut savoir que la fermeture des institutions kurdes ne sert pas les intérêts européens. Par contre, ceci créera des problèmes autant pour la Turquie que pour les pays européens. Car les associations et d’autres institutions kurdes en Europe ont toujours joué un rôle positif dans le processus de la lutte de liberté du peuple kurde. C’est pourquoi, au lieu d’empêcher ces institutions de fonctionner, il faut que l’Union Européenne les soutienne pour qu’elles pratiquent leurs activités.

Bien que les pays européens  développent leur soutien aux associations et aux institutions civiles, cette politique n’est pas appliquée pour les Kurdes. Les droits qui sont reconnus aux être humains,  ne sont hélas, pas applicables pour les Kurdes. Cette attitude hypocrite des certains pays européens ne doit pas être acceptée par les milieux démocratiques en Europe.

Malgré tout, nous,  intellectuels kurdes, avons l’espoir en la solidarité entre les peuples et les milieux démocratiques.



Ahmet DERE
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