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Kongra Netewiya Kurdistan-KNK

KNK : LA TURQUIE RECULE A TOUTE VITESSE
Nivîskar ferman Dîrok: SêŞem, 21. Hezîran 2005
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topics Le PKK décrètait, le 1er septembre 1998, un  cessez le feu unilatéral, suivi de la déclaration politique d'Abdullah Öcalan  qui approfondissait le concept démocratique que  les dynamiques kurdes mettaient en pratique, augmentant ainsi l'espoir d'une paix sociale en Turquie.
La lutte kurde et les forces démocratiques en Turquie s'efforcèrent sans relâche de donner vie à cet espoir de paix. Malheureusement, l'approche du gouvernement turc et son bras armé, sa force militaire, s'est fait, vis à vis d'un problème clef comme la question kurde, de façon "classique"en trompant l’opinion publique avec le vote de réformes qui sont restées lettres mortes sur le papier. Malgré tout, Chacun salua comme une chance offerte à la Turquie de se démocratiser quand l'Europe, le 17 décembre 2004, accepta d'ouvrir des négociations pour son entrée dans l'Uinon.
Le gouvernement turc, au contraire, a poursuivi son ancienne politique en continuant à commettre des crimes : les policiers Kiziltepe, coupables de meurtre sur les personnes d'un enfant de 12 ans et de son père n'ont pas été arrêtés mais promus. Telle est la réalité de la nouvelle politique de l’Etat turc.
Après le 17 décembre, et en réaction à cette politique, l’Union Européenne, fustigea 115 pratiques anti-démocratiques et interpela la Turquie, par oral et par écrit, mais l'exemple de Kiziltepe montre bien comment la Turquie applique la démocratie.
Sur la demande de l’état major, un syndicat turc regroupant 200.000 enseignants, Egitim Sen, a été dissous au motif que ce syndicat défend le droit à l’éducation en langue maternelle, et cette dissolution a été confirmée par Cour suprême d'Ankara.
Cette réaction inopportune de l’Etat n’était pas, en fait, dirigée contre Egitim SEN mais contre les kurdes, dont la question kurde se trouvait ainsi, dans les statuts de Egitim Sen, reconnue.
La même réaction eut lieu à l’encontre des forces démocratiques. L'appareil d'Etat s'est opposé aux " mères de paix" prostestant contre la mort de leurs enfants et luttant pour qu'une solution démocratiques soit trouvée au problème kurde.
La politique de violence à l’encontre des mères de paix et des femmes a commencé le 8 mars 2005, le jour de la fête des femmes, et a continué depuis, la police réprimant durement les femmes, lors des différentes actions et activités qu'elles conduisent.
Après la fête traditionnelle du Newroz, célébrée par des millions de kurdes qui ont revendiqué des droits politiques et démocratiques, les dirigeants de l’Etat turc se sont appuyés sur cette date du 21 mars pour inquièter l'opinion publique sur le thème :"le pays se divise", en jouant dangereusement sur les réflexes nationalistes, au risque de déclencher un conflit social. C'est ainsi que l'Etat a répondu aux demandes de paix sociale.
Les autorités de l’Etat augmentent, chaque jour qui passe, la dose de la violence. Elles ont déclenché, lors de ces mois du printemps, des opérations militaires dans tout le Kurdistan qui continuent encore aujourd'hui, obligeant les guérillas de HGP d'utiliser leur droit légitime de défense. C'est donc l'Etat qui, seul, porte la responsabilité de ses nouvelles opérations militaires qui font à nouveau couler le sans dans la région. L’Etat pratique une violence extraordinaire, dès qu'il est question des kurdes qualifiés de "terroristes".
L'Etat turc mène également une politique qui va dans une impasse quand il inflige des traitements anti démocratiques à Abdullah Öcalan qui joue un rôle clé dans la résolution pacifique de la question kurde. Avec ses "paquets de démocratie" et la mise en vigueur au 1er juin du nouveau code pénal turc, il rend impossible la visite des avocats à leur client Ocalan. Le jour où la nouvelle loi a été mise en vigueur, Abdullah Öcalan, qui recevait ses avocats et qui constatait que la rencontre, conformément aux nouvelles dispositions, était enrigistrée déclarait que l'Etat mettait ainsi, officiellement, fin à la période de démocratie et aux perspectives de solution démocratique.
Des que la décision du 12 mai 2005 de la Cour Européenne des droits de l’homme, stipulant qu'Abdullah Öcalan devait être rejugé, les autorités gouvernementales, prenant position avant même la Cour de Cassation, déclaraient que le nouveau jugement ne changerait rien au résultat. Abdullah Öcalan , jugeant cette situation innacceptable, déclaré à son tour qu’il n’acceptera pas de se présenter devant la justice sans l'assurance d'être en présence d'un tribunal indépendant et impartial.
En conséquence, Abdullah Öcalan, pour donner corps à ses protestations, refuse les visites de ses avocats dans ces conditions, montrant ainsi que le problème kurde rentre dans une nouvelle phase. La Turquie, qui reste sourde aux demandes kurdes de paix et de démocratie, va droit vers un 3 octobre dans l’ombre des opérations militaires qui s’intensifient et des pratiques anti-démocratiques qui se multiplient.
Alors qu'au même moment, le Kongra-Gel, dans sa déclaration du 1er juin, demande l’ouverture du chemin du dialogue, pour la solution du problème, et l’arrêt des opérations militaires.
Nous lançons un appel aux pays de l’Union Européenne, en premier lieu, et aux forces sensibles, afin qu'ils jouent leur rôle en créant les conditions d’un jugement équitable, impartial, dans le procès d'Abdullah Öcalan, et qu'ils disent "stop" à la Turquie qui mène une politique qui s'éloigne de plus en plus de la voie "Paix et Démocratie" pour la question kurde.
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